Lundi 21 septembre 2009
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21
/09
/Sep
/2009
17:14
08.09.09
Nous sommes dans l'institut français d'Athènes, genre grande école supérieure, on squate leur internet et on cherche à trouver ou dormir et ou trouver du taf...ca promet.
On cherche plutot vers les jobs saisonniers genre les olives mais les sites grcs sont horribles, on passe plusieurs heures à tenter pour finelement... ne pas avoir grand chose, en fait on a juste
une adresse.
Première nuit en Grèce.
Ou sommes nous? Aucune idée...
Nous avons pris un train non sans mal, pour "exit" athenes. Après qlq difficultées pour se faire comprendre (s'est on bien fait comprendre?), nous nous sommes arrété au premier arrêt. Nous avons
débouché dans une sorte de bidonville, banlieu d'athenes, ou des turcs vivent au milieu de débris de verres. On sait au moins qu'on est sur la route de korinthos.
Après quatre heures de stop ou nous étions l'étrangeté du coin, nous avons décidé de poser la tente entre qlq buissons sur une montagne au milieux des caillasses. Au moins, la vue est
belle.
Les grecs parlent tous anglais,nous moins...
Direction patras.
09.09.09
Dure nuit, peur d'un animal féroce qui n'était surement qu'un petit écureuil... mais ce matin, nous voila heureux. Tout d'abord, un petit vieux s'arrete pour nous dire que nous ne sommes pas sur le
bonne direction, une dame nous aide a prendre le bus et là, un photographe grec d'origine qui habite en Autriche, à Viennes, nous montre ou descendre, il finit par venir avec nous et par nous payer
nos deux tickets de train pour korinthos. "I save your money". Camille comprend l'anglais et moi je le parle, donc a nous deux on s'en sort.
En bus, nous avons remarqué que cette ville/village ano liossos était bien un bidonville, d'apres camille à cause du fait qu'il n'y ai pas de cadastres. Juste pour se la péter les kebab sont à un
euro et trente centimes.
Plus nous nous approchons de korinthos plus le paysage est agréable, mer, petite plage, montagne, soleil, notre voyage s'éclaircit, il ne nous manque plus qu'une carte de la grece.
Arrivée a korinthos, nous sommes sur la plage...Une plage presque deserte, finit les touristes. A deux dans la mer, le seul hic étant qu'il n'y a pas de camping ici et qu'il est impossible de faire
du camping sauvage en ville (c'est ce qu'a ce moment la nous imaginions). En fait la foret se fait rare en grece, comment faire?
Le sac nous tue les epaules, je pense que les bleus sont en train de se former. On remarque que les francais sont plus appréciés que les anglais, lorsqu'ils comprennent que l'on est francais, ils
se concertent tous pour nous aider... Nous avons rencontrez deux allemands avec leurs sac à a dos qui marchaient vers un camping, voila que nous les avons retrouvés dans ce même camping. Hélas,
nous avons été obligé de payer pour dormir car le probleme des villes de bord de mer c'est que les forets sont fantomes et ke dormir sur la plage en tente et quelque peu interdit(en fait non).
Apres avoir marcher dangeureusement a coté de voitures folles, nous allons amortir le prix du camping en faisant un record de prise de douches. Et, disons que nous allons passer une bonne nuit.
Que manger en grèce? Tomates (50 centimes le kilo), concombre, fromage blanc et sardines. Avantage de ce voyage nous fumons très peu. Au fait 100km en train= 5euros.
10.09.09
Le stop en grece prend une autre tournure. Nous levons le pouce et niko s'arrete, il ne parle que grec, la comprehension est difficile. Je crois comprendre qu'il me dit qu'il va d'abord manger chez
lui et puis qu'on y vas: ok.
Arrivée chez lui, il nous ramene deux enormes assiettes de pates/achi parmentiers, tres bon mais tres consistant. On tente par tous les moyens de communiquer mais nous en restons à des choses tres
basiques. Finelement, il nous dit "go", et en fait il nous depose sur la plage en bas de chez lui... Ce qui fait qu'on a du avancer d'environ 500metres, grande victoire. Bon vu qu'il est quatre
heures, on continu le stop, environ un kilometre pour retrouver une route normale bien sur avec nos quatorze kilos sur le dos et apres une heure d'attente, un bus s'arrette et ...nous fait payer,
en fait les gens tendent le pouce pour que le bus s'arrete. Finelement, nous changeons d'avis, nous ne longerons pas la mer mais prendrons par l'interieur du pays. Et nous dormirons en plein milieu
d'une plantation d'oliviers. Petite aparté sur niko : chez lui il y a des christ partout environ une trentaine et toutes les vidéos au dessus de la tv sont des videos pornos, un peu special par
ici.
11.09.09
Nous lisons tous les deux assis sur nos sacs, journée de repos, pas de km aujourd'hui, rien ne sert de courir...
12.O9.O9
La journée commence en stop, un couple très souriant nous amene jusqu'au kendro (centre) de kefalari. Arrivée au centre du village, ils nous demandent, "are you sure?", ils insistent... Nous
cherchons un certain refuge de montagne qui est en fait fermé, le village est minuscule, apres avoir galéré a se faire comprendre par des villageois grecs, nous comprenons que nous ne pourrons pas
acheter a manger et les mures ne feront pas l'affaire. Nous comprenons mieux pourquoi le couple avait tant insisté.
Petit village avec un marché "agora" au milieu des montagnes, nous entendons les chèvres, elles descendent vers nous, il fait beau et nous tentons d'aller nous rafraichir au bord d'un lac.
Veritable marché avec les cochons qui grillent a la broche, engueulade typique entre six ou sept grecs... les clochettes des chèvres tintent et rien qu'à ce bruit, j'imagine le goût du frpmage
frais.
Le lac était en fait asséché, déçu, nous repartons, au bout de quelques km de marche, nous faisons du stop. Un couple nous prend et nous dépose près d'un hotel, une
heure apres, ce sera finelement eux qui nous reprendrons... Il y a tres peu de passage.
Nous atterissons dans un lieu paradisiaque, un lac "limni" entouré de montagnes, eau transparente. Apparement, le camping sauvage est autorisé en grèce. Seul quelques papiers toilettes
assombrissent le paysage, préserver la nature n'est pas la priorité des grecs.
" mon pied droit et jaloux de mon pied gauche. Quand l'un avance, l'autre veut le dépasser. Et moi, comme un imbécile, je marche"
Raymond Devos
Que de bonheur que de se laver dans un lac de montagne, les caleçons et les culottes ont eux aussi pris leur bain, me voila propre et fraiche, je resterais bien plus longtemps si nous avions plus
de bouf en réserve.
Deusième jour au lac
super, il a plu toute la nuit, nos fringues sont trempées, il ne nous reste que trois pommes a manger.
Bon je confirme, les grecs sont fous, on vient d'asssister a une engueulade pour savoir qui des deux hommes nous inviterez chez lui.
Nous descendons au village, les rues pentues a au moins 70%. Sur le chemin, nous recroisons niko que nous avions vu la veille, un pompier qui adore remplir notre bouteille d'eau. Nous arrivons
devant un genre de bistrot, camille demande pour manger mais apparement, ce vieux en robe n'a pas compris puisqu'il nous sort deux trucs à boire. Encore une fois, c'est difficile de se faire
comprendre. A l'habitude grecque, tous les gens qui passent tentent de nous aider, ce qui provoque la confusion générale, ils parlent tous plus fort les uns que les autres. Finelement, un jeune
nous fait savoir qu'il faut qu'on le suive. Nous rentrons dans sa voiture, ou vas t-on? Aucune idée. Il nous demande quelle est notre team. N'ayant pas compris, je lui répond que j'ai 22 ans. Il
voulait en fait savoir pour quelle équipe de foot nous étions. Il nous dépose a une taverne ou nous mangeons comme des rois. Le problème étant qu'il s'en vas et qu'il nous dit "goog night". Nous
nous regardons avec camille, la sueur froide monte, nous sommes a plus de cinq km de notre tente et il fait nuit noire.Comment allons nous repartir?
Nous dégustons les cotes de porc joliement mimées par la serveuse, la salade grecque, le tsatsiki et les frites. C'est encore tout une histoire pour demander la note.
La serveuse la ramène et tente de nous dire quelque chose. Encore une fois nous sommes perdu et nous répondons a coté. Apres encore quelques montées de sueur, un homme du resto nous raméne devant
notre tente!!!!
soirée surréaliste et difficile a narrée. Nous nous blotissons dans nos tentes lorsque l'orage eclate, l'impression que la fin du monde est proche, le tonnerre au dessus de nos têtes, un chien
loups qui hurle a la mort, mais non au matin la terre est encore la.Nous mangeons nos deux dernieres pommes, nous nous appretons à partir quand tout a coup; la voix de niko retentie. Il donne de
l'eau comme à son habitude et décide de nous emmener en voiture sur la route. Nous replions notre tente, faisons nos sacs...En fait nous restons la assis sur les bancs à essayer de se faire
comprendre.
Un camion passe, la musique a fond, fait demi tour puis s'arrete finelement à
notre nivo. Les deux grecs discutent ou s'engueulent on ne sait jamais trop. Apres environ une demi heure, niko lui demande son nom, nous etions persuadé qu'ils se connaissaient vu la maniere dont
ils se parlaient, et bien non c'était deux inconnus. Ils commence a nous dire qu'on peut bosser avec lui dans les pdt en fait non il n'y a qu'une place, tanpis. Pendant plus d'une heure la
discution continue, nous avons les oreilles explosées, notre tête ne va pas tardée à exploser elle aussi. Nous sommes comme des extraterrestres pour eux, ils ne comprennent pas qu'on soit en stop,
qu'on cherche du travail ici. Celui qui voulait nous offrir du travail finit par nous offrir un sac rempli de légumes (tomate, poivron, pomme...). Un troisième arrive, il est plus calme, et la
discution continue autant que faire se peut. Vers 15h nous nous retrouvons avec niko et essayons d'attraper des lézards.
A 19H arrivée dans un village tout a fait typique likouria. Réveil au milieu des chiens , des corbeaux, des chevres, tout le monde vient nous parler et enfin en grec.
16.09.09
Une vielle tout en noire fait du stop, si ca c'est pas genial!!!
on se fait prendre en stop par une camionette.
Les voitures se font rares mais les routes sinueuses de montagne nous changent des nationales plates de la champagne, qui plus est on s'ameliore, on est a l'ombre au
bord d'une riviere. TRANQUIL.
Nous sommes à klitoria et nous testons le cafe frappé, un euro quatrevingt le grand verre, et délicieux!!! vacances, on s'aclimate au pays.
Nous continuons le stop pour arriver juqu'en haut d'une montagne, et la attaque de frelons, rocher qui tombe, camille qui se fait attaquer par une plante inconnue...
une voiture toutes les vingt minutes, le stop en haute montagne est un sport qui demande beaucoup de patience, mais COURAGE, PRENDS CA COMME UN JEU.
17.09.09
Réveil au mileu des moutons, ils entourent notre tente, encore un orage et la chaleur ettoufante, et oui septembre en grece c'est pas la
france.
Les stop était aujourd'hui prodigieux mais je ne parlerais que de leonidas, cet homme est digne de son nom, c'est un roi.
Tous d'abord il fait un
détour de trente km pour nous emmener, il passe son temps a essayer de nous parler avec beaucoup de patience et de gentillesse. Puis il décide de nous emmener dans son resto favoris, qu'il nous
offre. Le repas est absolument succulent, bouillons au citron, salade de tomates, des enormes plats de viandes, et des tomates farcies. Nous mangeons avec lui en discutant avec la patronne, puis
nous repartons "go", il décide de s'arreter et nous achete deux paquets de cigarettes, nous commençons à ne plus savoir ou nous mettre et au moment de descendre, il nous tend un billet de 20
euros...que nous refusons bien qu'il insiste.
ESCUSEZ NOUS POUR TOUTES CES FAUTES D4ORTHOGRAPHES MAIS INTERNET C EST CHER ICI ALORS PAS LE TEMPS DE REFLECHIR ON FAIT O PLUS VITE
U
le lendemain nous arrivons a patras!!!!!
18.09.09
on avait oublié ce qu'était une ville, on trouve le lidl, cool enfin des prix convenables. Des gamions tentent de nous amener à une piscine, échec, on cherche tant bien que mal où il pourrait y en
avoir une, ou alors une université.
Et là, soucis, pas d'université ni de piscine dans patras, c'est exo (en dehors), galere pas possible pour prendre les bus, ici rien d'indiqué pas de plan de bus, pas de précisions sur les
arrets, les tikets sont à des prix differents selon les bus apperement, nous allons a l'université pour tenter de se faire héberger ce soir et de trouver une piscine pour se laver, le stress de la
ville est de retour. La chaleur et les onze kilo des sacs n'arrangent rien. HUSSSS
Ville de merde, pays de merde, pas même capable de faire des sites pour un réseau de bus.
Ce n'est même pas une université c'est un desert immense, trop bien on aurait du rester dans nos montagnes.
J'ai l'impression d'etre un fantôme, à coté, lille 3, ce n'est qu'une petite ecole de campagne, où se laver? dans la mer? apres ce sera encore pire, on est même pas capable de prendre le bus,
comment pouvons nous encore croire que nous arriverons à trouver un travail? Le sac est de plus en plus lourd, impossible de se déplacer avec un bordel pareil.
on abandonne et décidons de partir dans un bar...
SUSPENS ca va etre le tout pour le tout. On commence à chasser le bit nik. On en a trouveé un tres sympa qui nous a indiqué un bar, au chateau, c'est a dire tout en haut d'une ribambelle de marche.
IMaginez avec les kilos sur le dos, trop sympa.
Rencontre au bar, d'une belle bande de jeunes, soirée génial in english, so so good, football dans la rue, dancing, drink. Ils écoutent la meme musique que nous goran, dub inc, birdy...
Ils regardent les mêmes films, sont tous plus sympa les uns que les autres, parfait,
21.09.09
C'est bon, nous nous fondons dans la masse, les amis grecs que nous avons eu la chance de rencontrer au "san ti yi" sont adorables. Nous avons passé toute la soirée ensemble à faire la chouille
jusqu'à huit heure du matin. Entre l'anglais, l'espagnol, le grec, nous avons réussit à nous comprendre, le raki et l'ouzo aidant pas mal. Depuis ce soir, nous vivons chez l'un et l'autre, nous
squattons par ci par la, ils s'occupent de nous comme si nous nous connaissions depuis toujours. Anna a pendant tout le week end, appelé des proprio pour nous trouver un appart. Maintenant, elle
veut nous trouver un frigo. louisa ne veut pas qu'on dorme sur le canapé, du coup elle nous prete son lit depuis deux nuits. ET philipo nous trimballe partout en voiture et nous présente tous ses
pots dont, xorris, maria, panos...
Ils s'inquietent tous de savoir où nous en sommes et sont tellement gentils que nous en sommes géné, là, par exemple pdt que louisa bosse, nous sommes chez elle dans un immense appart, colok de
quatres filles, "do you want coffe, tee, do you want anythink?" "Are your angry?" chacun leur tour ils essayent de trouver un appart et enfin, dimanche soir, apres avoir été deçu par un
malakas (connard), qui nous a fait une fausse joie, nous avons trouvé un appart de trois pieces genre 35 m carré , 180 euros, nous avons pas encore les clefs, donc pas de réjouissance attive...
Camelo vont ils réussir a avoir les clefs? Suite au prochain épisode...
Aujourd'hui, nous avons fait quatre heures administratives, entre la mairie, les flics, la taxe office, des allers retours incessants à la kafka pour avoir un putain de numéro de on sait pas trop
quoi, qui permet d'avoir un appart mais bien sur pour avoir ce numero il faut avoir un appart!!!!!! en gros pour avoir ce numero, il faut avoir une licence, pour avoir cette licence il faut avoir
un compte en grece, et pour avoir un compte il faut avoir un appart, et encore la c 'est résumé! vraiment depuis l'europe c 'est bocoup plus simple ( sarcastique), on arret pas de nous
demander notre passeport!
anna nous a donné une puce de portable grec et demain, nous donnons notre premier cours de francais à ewa. ET voila we are french teacher, bon nous le faisons gratuitement, ca nous entraine et on
est pas sure du resultat.
On a du mal a comprendre le rythme grec, ils ne dorment pas? Fin de soirée a trois ou quatre heure, puis un film, et debout a neuf heure...bysar ce matin, encore une meme galere, bank, taxe
office...
Mais cette fois avec l'aide de yionnis et anna mais au moins, nous avons réussit a avoir un compte grec, le gros probleme ici, c'est qu'on depense beaucoup d'argent , ils sont tjs dans les bars. On
espere pouvoir avoir un appart ce soir, on commence a etre mal a l'aise de squatter tout le tps. L'autre gros problème aussi; c'est qu'on ne choisi pas si on veux sortir ou pas, ils viennent nous
chercher et nous disent "let's go".
on fait connaitre mrs ours en grece, ils sont fans!!
Ca y est !!!!!!!!!!!!!!!!!! on a un appart!!!!!!!!
tres cozi avec un balcon immense, en fait c'est carrement le toit de l'immeuble!!
on a pris notre premiere douche ds l'appart et avons pu dormir dans notre lit, car cet appart et meublé et ne vaut ke 180 euros par mois.
Merci encore au pere d'anna qui s'est porté garant pour nous, et la on va déjeuner sur le toit au soleil.
25.09.09
Nos cours de francais avancent, nous apprenons à ewa le verbe "etre" "avoir", la négation, du vocabulaire... Tous les jours elle nous attend avec de l'orangade et a chaque fois elle veu payer, mais
nous preferons le faire gratuitement, en echange elle nous rend des petits services... Encore une bonne soirée hier, de nouvelles personnes, encore des discutions en anglais, on a finit a cinq
heure du mat.
Le pere d'anna m'a proposé de garder un gamin de deux ans, why not. On a acheté l'instrument indispensablepour faire du café frappé et la nous traduisons le journal pour trouver un taf, ce n'est
pas tres concluant. Hélas anna, un de nos piliers va repartir sur son ile.
On a enfin notre premiere deco, l'affiche de tiger lillies.
petits dessins
quand j'ai le temps
28.09.09
La plage à deux minutes de chez nous, c'est trop cool! Bon, je ne m'attendais pas à ce genre de plage, c'est le repère des roumains, un nombre abusé de débris en plastique, la mer à l'air
propre...
J'ai les pieds dans l'eau et je bronze en lisant pennac et en révisant le grec. Camille est resté à la maison, il dort enfermé entre quatres murs, drôle d'idée.
30.09.09
Hier, nous étions chez Louisa pour une véritable surprise party avec des ballons et tout. Un homme nous a appeler pour qu'on lui traduise des documents français, mais aux dernières nouvelles,
il est à l'étranger donc... toujours pas de boulot.
01.10.09
On a enfin réussit à se dépatouiller avec l'administration grecque, j'ai une carte qui me permet de vivre en grèce plus de trois mois, et oui c'est l'europe mais c'est pas encore ça. Encore plus
drôle, moi qui n'avait jamais eu de carte de chômage, voici ma première, en parlant de ça, les employés du genre d'anpe, qui étaient très sympa, avaient tous un grand sourire quand je leur
décrivais mes études, "art!!!"
Sinon, on a appris que l'on pouvait avoir accès à des cours de grec gratuit, ceci ne commenceront que début novembre mais bon...
Pour en rester dans les galères administratives, vous vous souvenez de l'épisode du bus et de celui du numéro de taxe (sinon il vous suffit de remonter un peu). Et bien voilà que dans ce pays,
c'est un véritable casse tête pour prendre le train. Patras est la troisième ville de grèce, et il n'y a pas de ligne qui l'a relie a athène, la première ville. Si vous chercher sur internets, vous
tomberez sur un nombre affolant de message du genre "ca fait deux semaines que je cherche un moyen de relié athène a patras en train ou en bus...". Si vous demandez aux gens d'ici, ils vous
dirons que c'est facile mais seront dans l'incapacité de vous expliquer comment faire... Sachant que ma mère vient avec Danièle en novembre et qu'elles ne parlent ni grec ni anglais, npus étions
encore dans une impasse. Nous sommes finelemnt tombé sur un message qui disait qu'il y avait deux bus à prendre en partant de l'aéroport pour arriver a patras... Donc c'est bon vous pouvez
venir!!!!
Pour finir pour aujourd'hui, les élections grecques ont eue lieues, le président est de gauche mais d'après nos sources, il est un peu mollasson (je ne sais pas vous mais moi, ça me rappel
quelqu'un...)
Il y a en ce moment même, un festival de cinéma, nous étions très content jusqu'au moment où nous avons réagit, le film du soir était un film des balkans soustitré en grec!!!
Je finirais par une note culturelle, plus ça vient et plus les grecques nous parlent de val, ils adorent et voudrais le rencontrer pour jouer avec lui...
08.10.09
Rencontre d'Aldane, Algérien, très content de pouvoir parler français. Discours déprimant, pour lui, la Grèce est un pays de merde, il nous dit de ne pas gâcher notre argent ici, que ceux sont tous
des voleurs, des menteurs...
En gros, il est bloquéici, sans papiers, et rêve de son arrivée en France, à Paris. Il ne parle pas un mot de grec. Il n'aime pas la famille, les algériens mais adore l'algérie, il va à
l'hosto pour une piqure de moustique et tente de les éloigner gràce a du parfum...
Ce soir, nous revoilà sur les "scalia", un endroit où les jeunes se réunissent en petits groupes. Nous commençons à nous repérer. Le café-cinéma en bas des escaliers; en haut, la place st yiorgous;
pas loin, le castro avec le café "san ti yi". Nous faisons des expériences culinaires sans plaques chauffantes. Genre des pattes dans de l'eau très chaude, résultat, échec cuisant, nous avons le
droit à de la pate au goût infâme. Rebelotte avec la purée, bon c'était moins pire mais cela restait froid. Et aujourd'hui, nous avons tenté le riz, c'est un peu comme les pattes. Le problème étant
que se nourrir de salades et de sardines coûte cher.
13.10.09
Sur le toit, nous avons trouvé des plaques éléctriques et un four, miracle, ils marchent!!! Nos courses vont nous coûter moins cher et on va pouvoir manger des pattes, et oui, ça nous manquait.
Un problème persiste pourtant, nous n'avons pas de travail. Encore plus ennuyeux, Camille n'a pas de cartes européenne, un papier trés important§ Sans celui_ci, pas de travail
car impossible d'avoir ce fameux papier (pour ne pas dire ce putain de papier), numéro de taxe. Apparement, il ne pourra pas l'avoir avant trois mois, nous allons donc voir si il y a moyen de
moyenner avec les futurs patrons...
De toute façon, pour le moment, pas besoin de ce numéro, je l'ai et pourtant je n'ai pas d'emploi. Le mec de l'oaed (anpe grec), m'a dit que j'aurais plus de chance dans une semaine...
Nous multiplions nos fly, bientot, les rues de Patras seront envahies de nos numéros de téléphone. Nous sommes mi-octobre et il fait encore aux alentours de 25°, il y a deux jours, il faisait
encore 30°. Aujourd'hui, vent, pluie, vent, pas grave, on en profite pour réviser le grec, traduire le journal des annonces d'emploi. ON avait une sorte de rendez vous pour distribuer des fly ou
les déposer devant les portes, c'était parafit. Hélas, les deux "malakas" nous ont répondu que nous ne pouvions pas travailler car nous ne savions pas lire une carte grecque!!! non mais, ça fait un
mois qu'on est en Grèce, comment pensent elles qu'on se déplace?
Pour en revenir à des choses plus agréables, vendredi, nous nous sommes retrouvé dans une soirée immense, un peu à l'américaine...
A l'instant, vient de se passer quelque chose d'étrange... Tous l'appartement à bougé, le vent ferait il bougé l'immeuble?
Quoi d'autre? Je me demande ce que vous faites... J'imagine le 36 rue des stations, un Francky qui vient de sonner, une juju en train de chanter dans l'appart, jean à la baronnie, benoit devant son
pc, valou devant ses platines, jess perdue dans ses cours et ses histoires, adele perdue dans son bled paumé, zorgling dans ses rêves de star, chino et léti préparant leur voyage, les rémois
dans leur rémoiserie, jésus et son chien, encore un concert des brinchieux, les parisiens trainant de spectacles en concert, pédoncule quelque part dans son camion, tam loin dans les étoiles, le
bailli emmélé dans sa philosophie, tiphaine perdue en mongolie, marie dans ses calculs, ses projets,ses réflexions minutieuses, ma mère et danièle dans leurs billets d'avion, de bus, de train...
Sans parler de marabout.
Petite larme pour guiks et reload paradise qui nous font leurs adieux, ceci nous rappel qu'en France, on a compris que la culture était bien trop dangeureuse. (pour ceux qui ne connaissent pas ces
sites, ils permettaient de télécharger des films gratuitement). On a bien entendu quelques infos de ce pays qui est le notre, le fiston a monsieur S...... prend du jalon... sans commentaire.
Heureusement que Charb va nous sortir de la dépression grâce à à la sortie de Maurice et Patapon en animation!!!
23.10.09
Journée encore surréaliste aujourd'hui. Tout d'abord, je me remet tranquilement d'un vilain rhume, et oui un nuage et c'est bon. Mais voila ce qui parait plus étrange. Premier rendez vous pour un
boulot. EN fait, hier, camille a eu un mec au telephone, il ne parlait que grec, ce qui n'a pas facilité les choses. En gros, rendez vous a deux heures sur la place psylalonia. OK, pas de problème.
Seulemnt, nous voila a attendre, et personne...
le mec n'est jamais arrivé... Tanpis, on repart à la maison. Appel d'un homme qui parle courrament français . En résumé: "vous voulez un travail?", "oui", "quoi comme travail,", "n'importe lequel",
"combien vous voulez être payé?", "heu... ça dépend du travail", "je vous rappel quand je suis devant chez vous". A environ 17h00, nous voilà devant la porte, une voiture s'arrête, la fenêtre
ouverte. L'homme nous interpel, "c'est vous?", "montez dans la voiture". Un peu surpris, nous montons. Une voiture luxueuse, étrange. Et nous voila parti. Le mec nous demande si on a quelque chose
de prévu dans la journée, nous lui répondons que non. "bon, alors on va se balader". OK, tout cela parait bizar, j'ai l'impression d'avoir à faire à un mafieu... On roule,où, je ne sais pas. Il
nous repose les mêmes questions qu'auparavant, il nous demande le prix de l'appart, il nous dit que sept euros c'est bien pour un travail, on ne sait pas si il parle de sept euros pour une heure ou
pour une journée... Il reste très vague, il nous dit qu'il peut nous aider, qu'il a du boulot pour nous. Au bout de dix minutes de route, on arrive dans la banlieue de Patras. IL s'aperçoit que
nous doutons et en effet nous sommes un peu fiévreux, où allons nous, que veut il de nous? Il nous demande si nous sommes inquiet et nous dit qu'il nous expliquera plus tard. On finit par
s'arrêter, une femme entre dans la voiture, elle n'arrête pas de dire que nous sommes beaux, que nous avons de beaux yeux, elle me tient les mains, je me sent de plus en plus mal à l'aise.
Finalement, il nous donne quelques indices, nous pourrions l'aider pour le week end à servir dans son hôtel. Cette option me rassure mais... j'ai tout de même de mauvais préssentiments. Puis,
ilparle d'une affaire avec son frère, il dit que je pourrais faire le travail de fille et camille celui de l'homme. voila qu'on a à faire à un macho. Nous nous postons dans un village que nous
avons déjà visité auparavant, Chalandrissa. Il veut donner à manger à des chiens, deux gros bergers allemands. Au départ, nous restons en retrait, je dit à Camille que je ne le sent pas, à vrai
dire ,nous sommes deux. On finit par rentrer et il nous dit de nous assoir, nous restons dans l'indécision totale, incompréhension. L'heure avance et toujours rien de plus. On lui pose des
questions mais il reste très abstrait. Nous restons presque une heure là bas. Nous sommes à quinze km de Patras, coincés comme des rats. On commence à vraiment s'impatienté, on repose des
questions. là, il nous apprend que nous allons dormir sur l'île en face de Patras, que le lendemain nous l'aiderons à faire le service et que nous ne reviendrons que le surlendemain; et tous ça,
gratuitement. C'est décidé, il faut qu'on se tire. Il place des phrases du genre "comme ca j'ai pas besoin d'embaucher des roumains". bon, on a compris c'est de la pure exploitation. Il nous dit
qu'on va boire un café avant de repartir. il nous paye le café, mais cela dure encore une heure. pendant ce moment, nous pensons à vous tous, que feriez vous à notre place? On essai de se détendre
en vous imaginant. Evidement, pour en rajouter, j'ai mes règles et pas de tampons sur moi, il faut que j'en rachète et les magasins ferment bientôt. Ca commence réelement à nous lourder cette
histoire. Mais on est bloqué, pas de moyen de rentrer. On pensait juste voir un gas pour discuter boulot autour d'un café à Patras et voilà que cela fait deux heures que nous sommes parti,
que le boulot ne nous interesse pas et que nous sommes coincé dans le trou du cul du monde. On passe du fou rire à l'enervement...Je lui demande comment il a appris le français et sa réponse ne
nous étonne pas tant que ça "j'ai été quatre ans en prison en france". Heureusemnt on finit par revenir à Patras et je peu en plus acheter des tampons!!!!!
Au fait, la dernière fois qu'on est allé à l'anpe grecque, le mec nous regardé et nous a dit que vraiment, il n'y avait pas de travail, il nous a dit d'aller au monastère pour qu'on nous donne à
manger...pour l'instant on en est pas encore là.
Au moins, on apprend pas mal de chose, la Grèce n'est que la porte de l'Europe. Le problème de ce pays est qu'il est entouré d'autres pays en crise, Bulgarie, Albanie, Turquie, Macédoine. On
comprend de mieux en mieux Adlane. Cet algérien, rêvait de l'europe, il voulait être payé pour ses capacités, vivre dans la légitimité, il arrive ici et on ne lui propose que du travail au black,
sous payé. Notre expérience nous montre qu'ici, beaucoup d'hommes cherchent de la main d'oeuvre pas chere et naîve. Que faire, pour les personnes comme Adlane? rester dans leur pays et donc ne pas
découvrir les sois disantes joies de l'Europe qui promet droits de l'homme et égalité ou partir pour trouver pire dans un pays où on les traitent comme des parasites?
Mais, pour nous un nouveau chapitre s'ouvre...
Par camelo
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